La responsabilité individuelle de poursuivre une recherche indépendante de la vérité
Bahá'u'lláh insiste sur le devoir fondamental qui revient à chaque être humain de développer ses connaissances en regardant le monde "par ses propres yeux et non par ceux d'autrui"1. Une des principales sources de conflit dans le monde aujourd'hui est le fait qu'un grand nombre de personnes s'attachent aveuglément, sans faire preuve d'esprit critique, à des traditions, à des mouvements politiques ou à des opinions. Dieu a donné à chaque être humain une intelligence et la capacité de discerner la vérité du mensonge. Si on néglige de faire usage de sa raison et qu'on choisit plutôt d'accepter, sans poser de questions, certaines idées ou opinions que ce soit parce qu'on admire ou qu'on craint ceux qui les expriment, on manque alors au premier devoir moral de tout être humain. De plus, en agissant ainsi, on risque de s'attacher à certaines opinions ou traditions et de faire preuve d'intolérance envers ceux qui ne les partagent pas, ce qui peut provoquer des conflits. L'histoire témoigne de conflits, et même de guerres et de carnages, qui ont été provoqués par de légères modifications des pratiques religieuses ou par une interprétation quelque peu différente d'une doctrine. La recherche personnelle et indépendante de la vérité permet de comprendre pourquoi on choisit d'adhérer à une doctrine ou à une idéologie.
Les bahá'ís croient que, puisqu'il n'existe qu'une seule réalité, tous les peuples vont graduellement en découvrir toutes les facettes et arriver finalement à une compréhension commune de cette vérité et à l'unité, à condition que chaque personne recherche sincèrement la vérité. 'Abdu'l-Bahá a écrit à ce sujet :
La vérité, qui est une, ne peut être divisée, et les différences qui paraissent exister parmi les nations proviennent seulement de leur attachement aux préjugés. Si seulement les hommes cherchaient la vérité, ils se trouveraient unis.2
Il a aussi écrit :
Le fait de nous imaginer que nous avons raison et que tous les autres ont tort est le plus grand de tous les obstacles dans la voie vers l'unité; et l'unité est nécessaire si nous voulons parvenir à la vérité, car la vérité est une.3
- Bahá'u'lláh, Les Paroles cachées (Bruxelles: Maison d'éditions bahá'íes, 2003), p. 2.
- 'Abdu'l-Bahá, Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris (Bruxelles: Maison d'éditions bahá'íes, 1980), p. 112.
- 'Abdu'l-Bahá, Causeries de 'Abdu'l-Bahá à Paris (Bruxelles: Maison d'éditions bahá'íes, 1980), p. 120.
* Texte adapté du site Internet officiel de la Communauté internationale bahá'íe, "Le monde bahá'í," www.bahai.org.