Les enseignements bahá'ís

Le principe fondamental des enseignements de Bahá’u’lláh est l’unité de l’humanité. C’est le trait distinctif de sa révélation et de ses enseignements.

Bahá’u’lláh enseigne qu’il n’y a qu’un seul Dieu, qui a envoyé, d’époque en époque, des éducateurs divins, ses prophètes (ou « manifestations »), et que leurs enseignements constituent la principale force civilisatrice de la société humaine.

Toutes les grandes religions ont la même source divine – elles sont comme les chapitres d’un même livre – et le même but essentiel : guider et éduquer les peuples.

Les bahá’ís croient qu’après une adolescence longue et tumultueuse, l’humanité arrive à sa maturité et verra enfin se réaliser son unification en une société mondiale juste.

Quelques principes bahá’ís

L’humanité est une.

Les enseignements bahá’ís insistent sur le fait qu’en tant que créatures d’un Dieu unique, nous appartenons tous à la même famille humaine.

Bahá’u’lláh a dit : « Le tabernacle de l'unité est dressé; ne vous considérez pas comme des étrangers. Vous êtes les fruits d'un seul arbre, les feuilles d'une seule branche. »

Dans tous les pays, on trouve des bahá’ís de pratiquement tous les milieux.

Il n’y a qu’un seul Dieu.

Pour les bahá’ís, croire en un seul Dieu signifie que l’univers ainsi que toutes les créatures et les forces qu’il renferme ont été créés par un seul et unique Être surnaturel.

Les appellations Dieu, Allah, Yahvé et Brahma désignent toutes le même être divin, dont la nature est inconnaissable et inaccessible aux êtres humains. Nous apprenons à connaître Dieu par l’intermédiaire de ses messagers, qui guident et éduquent l’humanité.

Toutes les grandes religions viennent de Dieu.

Les bahá’ís croient en l’unité de toutes les religions, qui proviennent toutes de Dieu et ont toutes pour but de guider et d’éduquer l’humanité.

La religion évolue continuellement, et chaque système religieux particulier représente une étape de son évolution.

Dieu révèle sa volonté grâce à ses messagers, dont les enseignements répondent aux besoins de l’époque de leur avènement.

Les femmes et les hommes sont égaux.

Les bahá’ís considèrent que l’égalité des sexes et la pleine participation des femmes dans tous les domaines d’activités sont essentielles au progrès de l’humanité.

Les femmes et les hommes constituent les deux piliers de la société : si l’un est faible, l’édifice entier est fragilisé.

Par conséquent, l’inégalité entre les femmes et les hommes retarde non seulement l’avancement des femmes, mais aussi le progrès de toute la société.

Tous les préjugés ‑ qu’ils soient raciaux, religieux, nationaux ou sociaux – sont source de destruction et doivent être abolis.

Bahá’u’lláh a accordé une attention spéciale au problème des préjugés. Son appel à l’entente mutuelle et à la fraternité entre toutes les nations, cultures et peuples occupe une place prépondérante dans son message.

Tous, affirme Bahá’u’lláh, ont été créés égaux et nobles. Croire que certains sont supérieurs à d’autres est destructeur et entraîne désunion et oppression. Il faut donc abolir les préjugés – qu’ils soient de race, d’origine ethnique, de religion, de sexe, ou de milieu social ou économique – pour que l’humanité puisse bâtir une société mondiale juste et pacifique.

Chacun doit chercher à connaître la vérité par soi-même.

Bahá’u’lláh insiste sur l’obligation fondamentale des êtres humains d’acquérir la connaissance par leurs « propres yeux et non par ceux d’autrui ».

Nous avons tous la responsabilité morale d’utiliser notre raison pour découvrir la vérité. Nous avons aussi l’obligation morale de ne pas adhérer aux opinions et aux idées des autres sans les remettre en question, que ce soit par crainte de ceux qui les soutiennent ou par admiration pour eux. De telles allégeances peuvent, à leur tour, mener au conflit et à la discorde.

Chercher à connaître la vérité de façon indépendante permet de distinguer la vérité de l’erreur.

L’harmonie entre la science et la religion

Les enseignements bahá’ís insistent sur l’harmonie fondamentale entre la science et la religion – deux systèmes de connaissances qui se renforcent mutuellement et sont tous deux nécessaires au progrès de l’humanité.

La science et la religion décrivent toutes deux une seule et même réalité, ou vérité. En fait, les contradictions entre la science et les croyances religieuses traditionnelles peuvent souvent être attribuées à la faillibilité et à l’égotisme humains.

La foi bahá’íe enseigne que, sans la science, la religion dégénère rapidement en superstition et en fanatisme, alors que la science sans la religion devient l’instrument du matérialisme. Elle soutient également qu’un progrès matériel effréné ne saura conduire à la prospérité véritable.

Un accès universel à la connaissance et à l’éducation

La foi bahá’íe soutient que l’éducation doit être accessible à tous, indépendamment du statut social ou du milieu d’origine.

La connaissance joue un rôle essentiel dans la vie des êtres humains. Accroître la connaissance et la mettre en pratique est à la base de la civilisation et du progrès de la société. Le manque d’éducation et l’ignorance sont les premiers responsables de la régression sociale et de la persistance des préjugés.

L’éducation doit s’intéresser aux dimensions matérielle, sociale et spirituelle du développement humain. Les processus éducatifs devraient favoriser à la fois la transformation individuelle et collective, et être conçus de façon à stimuler l’apprentissage et l’action. Préparer chacun à servir la collectivité devrait également constituer un élément essentiel de l’éducation.

L’élimination des extrêmes de richesse et de pauvreté

Dans la vision bahá’íe de la justice sociale, la société interdira, entre autres injustices, la mainmise d’un petit nombre sur la richesse, et comblera l’écart entre les riches et les pauvres.

Les enseignements bahá’ís affirment que seule la reconnaissance du lien fondamental entre les aspects spirituel et matériel de la vie permettra de réaliser la justice économique et la prospérité mondiale.

Notre conception de la nature humaine joue un rôle important dans le processus de transformation. Nous devons réexaminer en profondeur notre identité en tant qu’êtres humains ainsi que notre raison d’être.

Le progrès matériel n’est pas une fin en soi, mais plutôt un instrument de progrès moral, spirituel et social. Les processus économiques alimentés par l’intérêt personnel et qui excluent des considérations comme la justice, le bien commun et le sacrifice ne sont pas viables.

Ainsi, tout effort en vue d’une amélioration fondamentale des relations économiques dans la société doit aller de pair avec le développement moral.

La famille et son unité sont essentielles à une société saine.

Bahá’u’lláh est venu pour établir l’unité du monde, et l’unité de la famille en constitue un élément fondamental. Les bahá’ís comprennent que la famille est l’unité de base de la société, et que si les familles ne sont pas saines et unies, la société ne peut pas posséder ces qualités.

Dans les écrits bahá’ís, on trouve cette affirmation : « Si l'amour et l'accord règnent dans une famille, cette famille progressera, sera éclairée et spirituelle. »