La conception de la société

La conception de la société présentée dans les Écrits bahá’ís est centrée sur l’unité de la famille humaine, une notion qui exige que nous éliminions de nos relations avec les autres toutes formes de préjugés, qu’ils soient de race, de religion ou de sexe.

On peut comparer la société au corps humain, dans lequel les divers organes contribuent à la santé de l’ensemble par des relations réciproques de coopération. Le progrès de la société dépend de l’équilibre des rapports entre les individus, la collectivité et les institutions. Chacun a des responsabilités et des prérogatives pour la promotion du progrès social. Les enseignements bahá’ís affirment que le changement social comporte deux aspects – la transformation des individus et la création d’institutions sociales, économiques et politiques qui sont équitables.    

Les enseignements bahá’ís décrivent la transformation sociale comme un processus qui intègre les exigences matérielles et spirituelles de la vie en un tout cohérent et dynamique. En nous servant des connaissances issues aussi bien de la science que de la religion pour le bénéfice du bien-être de nos semblables, nous sommes en mesure de favoriser une prospérité véritable. La science nous permet de comprendre le monde physique et nous préserve des superstitions, alors que la religion libère les pouvoirs de l’esprit et nous aide à tisser des liens sociaux.

« Nous ne pouvons pas séparer le cœur humain de l’environnement qui lui est extérieur et dire qu’une fois que l’un ou l’autre aura changé, chaque chose sera améliorée. L’homme fait partie du monde. Sa vie intérieure façonne l’environnement et est elle-même profondément influencée par lui. L’un agit sur l’autre et chaque changement durable dans la vie de l’homme est le résultat de cette interaction. » – Shoghi Effendi