Jamie, Vancouver, Colombie-Britannique

Jamie étudie les arts plastiques et la conception graphique à la Vancouver Film School. Elle a l’intention d’utiliser ses talents et l’expérience qu’elle a acquise durant ses études pour créer des outils pédagogiques devant servir à l’enseignement aux enfants et aux jeunes.

 « J’ai décidé de devenir bahá’íe parce que la foi bahá’íe m’a aidée à comprendre que j’ai été créée noble, que malgré le fait que je vive dans un monde matériel, je suis un être spirituel, et que nous avons tous un désir inné de servir nos semblables.

 « Ce désir inné m’a incitée à servir les enfants et les jeunes en les aidant à développer le sentiment d’avoir un but moral et à participer activement à leur propre développement et à celui de leurs amis, de leur famille et de leur communauté. Quand j’avais leur âge, il y avait très peu d’occasions et d’endroits où on pouvait discuter ouvertement de questions spirituelles. S’il nous arrivait d’en parler, la conversation était toujours du type « ma mère dit ceci » ou « mon père dit cela ». Plusieurs de mes amis ont pris des décisions regrettables à cet âge.

 « À l’époque, j’avais toujours hâte de participer aux activités de jeunes, parce que c’était un milieu si positif, où je pouvais poser des questions et participer à des discussions sérieuses; c’était un endroit où on se sentait écouté. À la maison aussi on m’écoutait, mais le fait de me trouver avec des jeunes de mon âge avait quelque chose de spécial. Je réalise que cela a été vital pour moi, et m’a beaucoup aidé à franchir cette étape de ma vie; c’est pourquoi je veux offrir un lieu de discussion semblable à d’autres jeunes.

 « Maintenant, j’ai mon propre groupe de jeunes dans mon quartier. Nous travaillons ensemble à développer un sens moral, à prendre notre vie en main et à contribuer à des projets significatifs d’action sociale dans notre communauté. De nombreux jeunes passent beaucoup de temps à réfléchir à leurs talents, et à ce que cela signifie de travailler dur pour atteindre un objectif noble en espérant recevoir les confirmations divines. Les jeunes avec qui je travaille ont beaucoup d’énergie et d’enthousiasme et ils les investissent dans des projets de service en vue d’améliorer leur vie et celle des autres.

 « J’ai le sentiment que c’est une période extrêmement cruciale de leur vie, et que, plus tard, ils se souviendront tout particulièrement de ces projets de service. Je me dis toujours : Est-ce que je veux me retrouver à la fin de ma vie et réaliser que j’ai gaspillé toutes ces années ou, au contraire, est-ce que je veux me souvenir d’avoir servi mes semblables? Aujourd’hui, quand je songe à mes études secondaires, ce ne sont pas les sorties éducatives ou les projets scolaires qui me viennent à l’esprit, ce sont plutôt les projets de service.

 « J’en suis venue à saisir à quel point la transition entre l’enfance et la jeunesse était cruciale, et, pour cette raison, je me suis engagée à aider des jeunes à traverser cette période ».